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31 mars 2022

Bénigne Boillot (1725-1795), facteur d'orgues à Dijon

 Bénigne Boillot (1725 – 1795) Facteur d’orgues L’orgue et les organistes, 1591-1798.

                1 volume, 502 pages, photos, illustrations. ISBN 979-10-699-6808-0

2021, Chez l’auteur, à Saint-Jean-de-Losne.

Presque tous les orgues construits par Bénigne Boillot (Nuits-Saint-Georges 1725-Dijon 1795) ont été détruits ou transformés. Seul, l’orgue de l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Losne (Côte-d’Or) est conservé pratiquement dans son état d’origine avec une grande partie du mobilier de cette église antérieur à la Révolution.

Le buffet d'orgue de Saint-Jean-de-Losne

Tuyauterie du Positif de Saint-Jean-de-Losne

    Régulièrement entretenu, l’orgue de Saint-Jean-de-Losne (1768) reste aujourd’hui un instrument de musique remarquable et ouvre un accès direct à l’orgue français du milieu du xviiie siècle dans ce qu’il a de meilleur : en effet, Bénigne Boillot a travaillé quelque temps avec les frères Riepp, puis avec Dom Bedos, le célèbre Bénédictin, auteur du traité « L’art du facteur d’orgues », avant de venir s’installer à Dijon.

    Il s’agit de révéler les détails de la vie de ce facteur d’orgues né à Nuits-Saint-Georges : sa formation, son entourage, ses échecs et ses succès, puis d’étudier les orgues sur lesquels il est intervenu : qu’il les ait construits, restaurés ou simplement imaginés à l’état de projets : Saint-Jean-de-Losne, bien sûr, mais aussi Nuits-Saint-Georges, Jussey, Seurre, Riceys-Bas, Saint-Jean de Dijon, etc.

Le buffet d'orgue de Nuits-Saint-Georges
(Eglise saint-Symphorien)

    Il convient aussi de présenter Bénigne Boillot dans la longue suite d’organistes et de facteurs d’orgues, actifs à Dijon et aux alentours aux xviie et xviiie siècles, que les archives permettent de connaître, ainsi que leurs réalisations, dans le contexte de leurs relations pas toujours faciles avec leurs clients : chapitres, paroisses, communes … exigeants et peu enclins à la dépense pour leurs orgues et leurs organistes. Après quelques prédécesseurs célèbres ou méconnus, les collègues et concurrents immédiats de Boillot se nomment Charles-Joseph Riepp, Joseph Rabiny, Jean Richard, François Callinet, et les organistes qu’il a pu fréquenter : les Balbastre, les Lausserois, François Leclerc et bien d’autres. 

            Cet ouvrage s’appuie sur de nombreuses sources primaires, archives pour la plupart transcrites in extenso, il contient aussi des descriptions techniques pour lesquelles on a recherché l’équilibre entre les détails intéressant les professionnels et une approche plus globale.

Pour vous procurer ce livre cliquez sur le lien ci-dessous:

 BENIGNE BOILLOT

 


17 janvier 2020

Madame Riepp (suite)


La vérité sur l’affaire Anne-Françoise Eve (2)
Le mystère des caves de Monsieur Riepp



Le samedi 3 juin 1775, presque un mois après la mort de Riepp, survenue le 5 mai, la maison « de l’Aumonerie », rue de la Pévoté, appartenant aux bénédictins de Saint-Bénigne et dont Riepp était locataire est toujours sous scellés. Cette situation est évidemment inconfortable pour sa veuve qui demande la levée de ces scellés…
Mais il faut l’accord des nombreux créanciers qui se sont manifestés depuis le 5 mai.
A cours d’une audition qui l’oppose à ces créanciers, présents ou représentés par leur procureur, Anne-Françoise Ève expose par quels moyens elle va les désintéresser et obtient la levée des scellés.

Les créanciers posent leurs conditions :
Les religieux de l’abbaye de saint-Bénigne consentent à la levée des scellés à plusieurs conditions :
« 1° Que les pièces de vin qui sont dans les caves tant dans cette ville qu’à Vosne seront comptées par le gardien qui en tiendra un état dont un double sera remis aux vénérables
2° Que le marché pour la vente de ces vins sera fait en présence du célerier de l’abbaye
3° Que l’argent qui proviendra de la vente des vins sera déposé entre les mains de Maître Molle notaire de l’abbaye »
Un autre créancier important demande que
« le double de l’inventaire des vins requis par les Pères Bénédictins sera déposé entre les mains du notaire Molle … »
La maison de Riepp au village de Vosne

A la lecture de ces conditions, le chercheur se dit qu’on va enfin savoir quels vins Riepp avait dans ses caves tant à Dijon que dans sa maison de Vosne : il y en avait certainement beaucoup et du meilleur…

Eh bien non, il a fallu renoncer à en savoir plus : nous n’avons trouvé dans les minutes du notaire Molle aucune trace de cet inventaire - qui a certainement eu lieu- ni de la vente qui a peut-être suivi. Les registres du contrôle des actes n’ont même pas révélé un acte sous seing privé…
Les caves de Charles-Joseph Riepp marchand de vins conservent donc aujourd’hui leur mystère et c’est bien dommage…
En effet, après la mort d’Anne-Françoise Eve, (2 janvier 1779), lors de l’inventaire de la maison, le 4 mars 1779 :
« dans la cave il s’est trouvé ce qui suit
huit bouteilles de vin daliquant et trois bouteilles vides estimés trois livres    3#
quatorze vieux marts ( ?) estimés avec une ronde vingt sols                         1#
une planche percée avec six autres planches estimés vingt sols                   1#
plusieurs planches de fruitier estimé cinq sols                                                 5s
un tonneau où il y a quarante pintes de vin estimé dix livres                          10#
une feuillette où il y a de la lie estimée 20 sols                                                 1#
une autre feuillette ou il s’est trouvé cinquante pintes estimé huit livres           8# »

c’est tout et c’est bien peu…

08 janvier 2019

Madame Riepp


 

La vérité sur l’affaire Anne-Françoise Eve (1)


Il y a 240 ans mourait à son domicile, rue de la Prévoté à Dijon la veuve du facteur d’orgues  Charles-Joseph Riepp, décédé moins de quatre ans auparavant, le 5 mai 1775 (Cf : https://karljosefriepp.blogspot.com/2010/05/dijon-6-mai-1775-macabre-decouverte.html )
Madame Riepp en 1766
« Dlle Anne Eve Vve du Sieur Charles Joseph Riepp, Md en cette ville agée d’environ soixante un ans est décédée sur cette paroisse le deux janvier 1779. Et a été inhumée le Trois du même mois au grand cimetière de cette paroisse En présence de Messieurs les prêtres et des témoins soussignés
Trouvé               Molée       Menu curé »
(AD21, Paroisse Saint Philibert, BMS 1779)
Anne Françoise Ève était née à Dole le 30 mars 1718 :
« Anne Françoise, fille d’antoine Eve et de charlotte Marchand sa femme est née le 30 et a été baptizée le trente et un mars 1718 ; les parrein et marreine sont françois philipe Eve et anne françoise Fournier et ont signé fr P Eve Saulnier ptre vic. »
Le 4 avril 1741, devant Magdelaine notaire à Dole, en la maison de sa grand-mère Anne Fournier, cette riche héritière d’une grande famille doloise s’engage à prendre pour époux le facteur d’orgues allemand Charles-Joseph Riepp. Elle manifeste son caractère en déclarant :
 
« En présence des quels notaire et témoins, la dlle future épouse a déclaré aud. Sr futur époux que nonobstant l’affection sincère qu’elle a pour luy ce seroit pour elle le sujet de la plus grande douleur sil venoit a la tirer de sa famille pour la conduire en Allemagne, quelle luy avoit toujours dit combien elle avoit de répugnance a aller dans un royaume ou province dont elle n’entendoit pas la langue et ou elle ne seroit elle meme pas entendue et que c’était à cette condition quelle avoit consenti au mariage.
Surquoy le Sr futur époux luy a répondu qu’il désiroit si fort de rendre sa vie heureuse et tranquil qu’il chercheroit toutes les occasions a luy laisser jouïr des consolations de sa parenté et la assuré en son honneur qu’il ne songeoit a faire aucun autre établissement qua dole, que si cependant l’état de leur affaire les engeoit a un autre établissement, ce ne pourrait être que dans le duché ou comté de bourgogne et que s’il venoit a rompre cette promesse il luy donneroit pouvoir desaprésent de jouïr de ses biens comme biens paraphernaux (*) pour que sa vie soit plus douce tandisqu’il feroit quelque entreprise dans des paÿs autres que les deux cydessus. »
(* Biens paraphernaux : biens qui sont la possession d'une femme mariée sans faire partie de sa dot et qu'elle peut administrer à sa convenance).
Le 18 avril, le mariage est célébré en la collégiale Notre-Dame de Dole, en présence de nombreux témoins, parmi lesquels on remarque les amis de Riepp : le peintre Pierre Morlot (1716-1784) et l’organiste Claude Rameau (1690-1761).
Le 3 mars 1742 nait le premier enfant : Charles Robert Joseph, dont le parrain est Robert Riepp et la marraine, la mère d’Anne Eve : Charlotte Marchand.
Ensuite, le couple s’installe à Dijon paroisse Saint-Philibert dès 1743, et loue la « maison de l’Aumonerie » aux bénédictins de Saint-Bénigne. De nombreux enfants naissent, jusqu’en 1764 (Madame Riepp a alors 46 ans …) ; au total 10, dont seules survivront Jeanne-Françoise (Dijon 16 février 1753 -† Vosne 22 août 1802) et Claude (Dijon 6 octobre 1754- † 28 janvier 1812)
Le 17 octobre 1769, au domicile de Charles Joseph Riepp, rue de la Prévôté, devant le notaire Molle et de nombreux témoins parmi lesquels François Trouvé, abbé de Cîteaux oncle du futur, Dom Alexandre Denise, procureur de l’abbaye et aussi le peintre Pierre Morlot et Louis Weber, facteur d’orgue, compatriote et bras droit de Riepp, Jeanne Françoise Riepp s’engage à prendre pour époux Barthélemy Trouvé (Champagne-sur-Vingeanne, 9 février 1738-†Vosne 13 novembre 1804), conseiller au Parlement ; Le mariage est célébré le 24 octobre, en l’église Saint-Philibert de Dijon.
Ce mariage ne s’est pas fait par hasard : Charles-Joseph Riepp, a obtenu dès 1747 des lettres de naturalité et a été reçu le 13 janvier1748 dans la communauté des marchands de vin en gros et en détail de Dijon. Avec Madame Riepp, il entretenait d’étroites relations avec l’abbaye de Cîteaux et avec l’abbé de Salem Anselm II, qui ont perduré jusqu’à la fin de la vie de Riepp…
Madame Riepp, selon ses vœux n’a jamais accompagné son mari dans ses nombreux voyages en Allemagne, à Ottobeuren et à Salem, pour la construction des orgues, le commerce des vins ou les affaires de l’ordre cistercien. Elle avait procuration générale et traitait les affaires du couple à Dijon pendant les absences de Riepp. Dès le début des années 1760, ils achètent des vignes dans les meilleurs climats de la côte de Nuits, à Chambolle, Morey, Vosne, Gevrey… Charles Riepp et Anne Ève se sont ainsi construit un grand domaine viticole…
Fin 1774, Riepp revient de Salem où il a terminé la construction des orgues de l’abbaye ; il est malade ; le 13 avril 1775, il signe au profit de son fidèle compagnon Louis Weber une obligation de 12428 Livres représentant 20 années de gages qu’il n’a jamais payés… le 5 mai 1775, il meurt… Les scellés sont apposés sur la maison de la rue de la Prévoté. De nombreux créanciers accourent, mais Anne Ève et Barthélemy Trouvé font aisément lever les scellés : l’actif pouvait largement couvrir les dettes…
C’est en effet ce que j’ai écrit dans ma thèse, en 1985 p. 54,
« La légende répandue par J.A. Silbermann selon laquelle Riepp serait mort en faillite laissant sa veuve dans la misère est fausse. Il avait des dettes certes mais les domaines qu’il avait su acquérir dans les dix dernières années de sa vie pouvaient en répondre ».
 
Dans les archives Silbermann, éditées par Marc Schaeffer, Jean-André Silbermann écrit : (p 304 )
1782 :
„Im Julio hörte ich vom M. Lausserois von Dijon, der ein guter Organist und Liebhaber von Orgeln ist, dass Herr Riepp als ein Banqueroutier gestorben. Dann ob er zwar viel verdient hat und viele Arbeit gemacht, so hat er gar viel Arbeit die nicht gut war, zweymahl machen müssen“
« 1782 En juin, j’ai entendu dire par M. [Pierre-Philibert] Lausserois de Dijon, qui est un bon organiste et amateur d’orgues que Riepp était mort banqueroutier. Bien qu’il ait beaucoup travaillé et fait beaucoup de chantiers, il a fait beaucoup de travaux qui n’étaient pas bons et qu’il a dû refaire deux fois »,
et M. Schaeffer, citant ma thèse, ajoute en note :
„Diese Behauptung ist unzutreffend. Riepp hinterließ zwar Schulden, aber sein Grundbesitz war beachtlich. Lit Nr 61 S; 54 ».
« Cette opinion est infondée, certes, Riepp laissait des dettes, mais les domaines qu’il possédait pouvaient en répondre ».
Je confirme : Riepp n’est pas mort en faillite parce qu’il aurait du reconstruire deux fois des orgues mal construits. Mais entre mai 1775 et la fin de 1778, sa veuve et son gendre se sont organisés. L’annonce de Pierre-Philibert Lausserois en 1782 à Jean-André Silbermann ne concerne pas la mort de Riepp, mais la succession de Madame Veuve Riepp, ouverte le 2 janvier 1779, qui va déclencher pour certains de rudes épreuves et défrayer la chronique dijonnaise jusqu’au-delà de l’année 1782.
(à suivre…)
________________________________
Pierre Marie Guéritey, Karl Joseph Riepp et l’orgue de Dole, thèse de Doctorat en musicologie sous la direction de Daniel Paquette, Université Lyon II, juin 2015, Bron, Imprimerie Ferréol, 1985.
Marc Schaefer, Das Silbermann-Archiv : der handschriftliche Nachlass des Orgelmachers Johann Andreas Silbermann (1712-1783) herausgegeben von Marc Schaefer, Winterthur, Schweiz : Amadeus, 1994, 560 p.
Jacques Gardien, L’orgue et les organistes en Bourgogne et en Franche-Comté au dix-huitième siècle, Paris, Librairie E. Droz, 1943.
AD 21; AD39; Arch. Mun. Dole; Arch. Mun. Dijon; Generallandesarchiv Karlsruhe.
 
P.M. Guéritey 08 01 2019

09 avril 2018

Jean Marc Baffert historien des orgues de Bourgogne

Jean Marc Baffert est décédé le 7 juin 2017… A Lyon où nous étions étudiants dans les années 60, nous avons participé , avec aussi Henri Delorme, à la création de l’éphémère association Louis Marchand. Ce grand organiste français du xviiie siècle a été le sujet de la thèse de Jean-Marc : La vie et l’œuvre de Louis Marchand soutenue en 1986.
A l’époque, Jean-Marc jouait l’orgue de l’église du Bon-Pasteur sur les pentes de la Croix Rousse, instrument qui se distinguait principalement par la collection de chaussures abandonnées dans le soubassement par les organistes, d’Edouard Commette à Marynie Rose…
En 1974 et 75, la revue « L’orgue » publiait dans deux « Cahiers et mémoires » Les orgues de Lyon du xvie au xviiie siècle où Jean-Marc Baffert a recensé tout ce qui a concerné l’orgue dans les couvents Lyonnais jusqu’à la Révolution française. Dans ce texte publié il y a maintenant plus de 40 ans et qui reste une référence, apparaît la rigueur de sa méthode fondée sur la recherche exhaustive des sources d’archives et leur exploitation minutieuse.
Chacun poursuivant son chemin, nous nous sommes croisés épisodiquement dans divers dépôts d’archives départementales, en particulier à Clermont-Ferrand et à Dijon.
Jean-Marc Baffert portait un intérêt tout particulier aux orgues de Bourgogne (cf. son étude sur l’orgue de Semur-en-Auxois, parue dans Connoissance de l’Orgue en 1989 et 1990), et, distingué paléographe, il a trouvé et exploité maints documents des xvie et xviie siècles.
En 1996, la fédération des orgues de la Côte-d’Or (FOCO) organisait un colloque à l’occasion de l’inauguration du grand orgue restauré de la cathédrale de Dijon. A cette occasion, nul mieux que lui ne pouvait évoquer les facteurs d’orgues qui ont travaillé en Bourgogne avant les frères Riepp. De notre invitation a résulté une conférence qu’il a présentée avec sa modestie coutumière…et qui dresse le tableau le plus complet possible sur la question. Ce texte a été publié dans les actes du colloque, brochure éditée par la FOCO et restée assez confidentielle.
Les musiciens et musicologues qui l’ont connu - et d’autres- seront certainement heureux de retrouver ici (ou de découvrir) cette étude.


En diffusant ce texte, je souhaite garder le souvenir de cet ami, historien de l’orgue aussi savant que modeste.

10 janvier 2016

L’orgue de l’église Saint-Philibert de Dijon

L’église Saint-Philibert, à côté de l'Abbaye Saint-Bénigne était l’église paroissiale du quartier où habitait Riepp. Voici quelques informations sur l’orgue (disparu) de cette église.
Le 2 janvier 1779 meurt Anne-Françoise Eve-Riepp, veuve de Charles-Joseph Riepp. On trouve dans ses papiers un « mémoire servant de compte rendu entre la dlle veuve Riepp le Sieur Rabiny et le sieur Vebvre, auquel est joint un état des paiements faits par la Veuve Riepp ». Ce document (évidemment disparu) prouve que les facteurs d’orgues Joseph Rabiny et Louis Weber étaient en affaires avec Madame Riepp.
Joseph Rabiny, établi à Dijon rue de la Porte-au-Fermerot,  paroisse Saint Nicolas, depuis 1772, avec Louis Weber, principal collaborateur de Riepp depuis 1748, avaient repris la clientèle de Riepp à la mort de celui-ci le 5 mai 1775. Ainsi, Rabiny entretient entre autres l’orgue de l’église Notre-Dame, et de l’église Saint-Michel, et en 1782-83, il reconstruit en partie l’orgue de l’église Saint-Philibert, paroisse de Riepp, (enterré sous la sacristie de cette église le 6 mai 1775, avec les macabres péripéties que j’ai racontées ici en mai 2010 :
L’orgue de Saint Philibert était alors constitué d’un positif (de dos) en bon état et d’un grand corps que Joseph Rabiny reconstruit complètement dans l’ancien buffet réparé. Dans son marché avec la fabrique, pour 1500 #, il prévoit de livrer deux sommiers à gravures intercalées avec les jeux du grand orgue : Montre 8’, Bourdon 8’, Prestant 4’, Nasard, Tierce, Doublette, grand Cornet, Trompette, Clairon, sur 50 notes (CD-d’’’) et les jeux de récit sur 32 notes (g-d’’’) : Cornet, Flûte, Hautbois et Trompette. Le clavier de pédale de 17 notes (CD-f) doit faire jouer en tirasse Trompette, Clairon, Montre, Bourdon et Prestant du grand orgue.
Rabiny s’engage à ajouter un troisième soufflet et à remettre en peaux l’ensemble de la soufflerie. Dans son devis, il mentionne que les deux grands sommiers et les trois claviers en chêne, plaqués « en blanc, et les feintes en ébène noir » sont déjà construits.
Rabiny se présente en tant que « Neveu de Riepp » aux fabriciens de Saint-Philibert, et il signe le marché « Rabiny-Riepp fac[teur] ».
C’est le sculpteur [Joseph] Duchesne qui effectue la réparation du grand buffet et de ses cariatides : « réparation de l’ancienne boiserie de l’orgue du fond et des figures qui semblent en former l’appui ».
Dijon, intérieur de l'église Saint-Philibert.
Contre ce mur ouest de l'église se trouvaient la tribune et l'orgue...
Ainsi, dans l’église Saint-Philibert, paroisse de Riepp, se trouvait un orgue de construction certainement ancienne, avec une montre de 6 pieds (Rabiny ajoute à la montre de 8’ les 4 premières notes en tuyaux de bois).
Dès 1737 Riepp entretient régulièrement cet instrument: ainsi, il s'agit de son premier travail connu à Dijon ; et on peut lui attribuer l’ajout du positif de dos, qui, en 1782 ne nécessitait pas autre chose que la remise en peaux des soupapes. En 1782-83, l’instrument est restauré et augmenté par Joseph Rabiny.
Nicolas Pigalle (1709 ?†5 mai 1786), organiste et facteur de clavecins, ami des frères Riepp, habitait rue Maison rouge (actuelle rue Berbisey), il a été organiste de l'église Saint-Jean puis de Saint-Bénigne, (d'abord comme "sous-traitant" de Claude Rameau), mais on n'a pas de preuve qu'il ait été organiste de Saint-Philibert.
On y trouve Bénigne Balbastre en 1713, puis, dès 1714 Jeanne Ormancey, qui reçoit 50 livres par an, sa sœur Claudine lui succède pour quelques mois en 1751. Ensuite, le Sr Bertheley occupe la tribune jusqu'à sa mort en août 1764, et à sa place apparaît une certaine Pétronille de la Haye, au moins jusqu'en 1767....le 23 mars 1778, la fabrique de Saint-Philibert couverte de dettes dit ne plus pouvoir payer ses employés dont 2 chantres et   l'organiste (qui n'est pas nommé); ce qui ne l'empêche pas quelques années plus tard de faire restaurer l'orgue et 'entreprendre d'autres embellissements... 
La confrérie de "St Hubaire", des marchands épiciers, employait  d'autres organistes pour ses cérémonies à Saint Philibert : en 1737-1739 Mlle fontaine, et en 1740, "Mlle Balbastre". Ce qui ne veut pas dire forcément que Marie Millot, veuve de Bénigne Balbastre jouait de l'orgue: elle recevait obligatoirement les appointements de son fils Claude, encore mineur et déjà habile organiste. On les trouve aussi à Saint-Jean entre la mort de Bénigne Balbastre en 1737, et la nomination de Claude Balbastre à la cathédrale Saint Etienne en 1743.
On notera aussi que pendant plusieurs années, le souffleur était une souffleuse,... comme d'ailleurs dans d'autres églises à Dijon. 
Le 13 mars 1793, François Callinet, désigné comme expert, constate que l’instrument a été vandalisé; ensuite, on n’entendra plus parler de l’orgue de la paroisse de Riepp.
© Pierre Marie Guéritey,10 janvier 2016. MAJ 20 06 2018, 07 08 2018 
sources :
AD21: contrôle des actes Dijon, comptes de la fabrique et du mépart,
BMS paroisse St Jean, (aimable communication de Sylvie Granger, Musefrem)

24 janvier 2012

Charles-Joseph Riepp franc-maçon ?


Portrait de Riepp en famille
Pierre Morlot 1766
(Musée de l’abbaye d’Ottobeuren, huile sur toile, photo Braun Ottobeuren)

Ce tableau a été peint par Pierre Morlot (1716-1780), peintre dijonnais ami de la famille Riepp. La composition s’organise en deux parties : la famille Riepp occupe les 2/3 de la toile à gauche. Le peintre s’est représenté à droite, à l’arrière plan, assis derrière Madame Riepp. Son bras gauche est appuyé sur un papier posé sur la table,  portant sa dédicace:

« De ma tendresse ami, reçois ce faible gage ;
Il me ferait beaucoup d’honneur,
Si mon pinceau docile eût rendu ton image,
Comme elle est peinte dans mon cœur. »

Charles Joseph Riepp, alors âgé de 56 ans, est debout derrière le clavecin, il est vêtu de son habit de voyageur, sa main gauche est posée sur l’épaule de sa plus jeune fille, Claude, alors âgée de 11 ans. Celle-ci a posé sur le clavecin un album dont la couverture porte le titre « images des enfants ».
Au premier plan, assise au clavecin, Jeanne-Françoise âgée de 13 ans joue un menuet de Rameau dont la partition lisible est posée sur le porte musique de l’instrument. Madame Riepp est assise au premier plan, elle est alors âgée de 48 ans.

Selon certaines interprétations de ce tableau, le personnage vêtu de rouge serait Charles Joseph Riepp lui-même et celui qui se tient derrière le clavecin serait Barthélemy Trouvé.
Mais vous avez tous reconnu la veste verte que Charles Riepp portait encore à Salem 8 ans plus tard, et 3 ans avant son mariage avec la jeune fille qui joue du clavecin Barthélemy Trouvé n'avait vraiment aucune raison de se trouver là et de mettre la main sur l'épaule de sa future belle sœur âgée de 11 ans…


Pierre Morlot était membre de la Loge Saint-Luc de Dijon (Abbé Jules Thomas, les origines d’une loge maçonnique de Dijon, Dijon 1907).
Riepp, en plus d’avoir été en relations très suivies à Besançon avec les Francs-Maçons notoires : Charles de Lacoré, intendant de Franche Comté et Louis Ethis, subdélégué, était l’ami de Pierre Morlot, qui sera témoin en 1769 du mariage de Jeanne-Françoise Riepp avec Barthélemy Trouvé, avocat au parlement et neveu du dernier abbé de Cîteaux François Trouvé.
Voilà qui relance l’interrogation sur une éventuelle affiliation de Charles-Riepp à la franc-maçonnerie….qui n’est aujourd’hui attestée par aucun document.

(Aujourd’hui 24 janvier 2012 : 312° anniversaire de la naissance de Charles-Joseph Riepp à Ottobeuren)
© Texte Pierre Marie Guéritey

06 mai 2010

Dijon 6 mai 1775 : macabre découverte à l’église Saint-Philibert….





Le matin du 6 mai 1775, au moment d’enterrer Charles-Joseph Riepp, décédé la veille, dans le caveau situé sous la sacristie de l’église Saint-Philibert, on y a découvert le cadavre d’un enfant.
Le commissaire de Police Jean Legey accompagnés de deux sergents de la mairie et du médecin légiste Ravachat se sont rendus sur place. L’autopsie, pratiquée dans la sacristie, a permis de déterminer qu’il s’agissait d’un enfant mort-né, qui avait été jeté dans le caveau par un soupirail ouvrant du côté de l’église Saint-Bénigne.
Ceci n’a certainement pas empêché d’enterrer Riepp dans ce caveau, et à moins que les révolutionnaires ne soient venus le déranger, il doit y être encore… avis aux archéologues !

Voici le rapport dressé par le commissaire :
« Jean Legey procureur au parlement de Dijon, substitut commissaire de police de ladite ville savoir fait que ce jourd’huy six may il sept cent soixante et quinze, heure de dix du matin par devant moi a comparu le Sieur Marmet marguillier de l’église Saint Philibert de Dijon lequel m’a déclaré qu’il a fait ouvrir ce matin le charnier de l’église Saint Philibert qui règne sous la sacristie pour ensevelir le Sr. Riepp, que l’on a trouvé dans ledit charnier un enfant mort que l’on y avait jeté par une petite fenêtre qui donne du côté des Bénédictins lequel enfant avait été trouvé dans un linge ensanglanté et à l’instant je me suis transporté dans ladite église Saint Philibert accompagné du sieur Jean Baptiste Ravachat chirurgien juré en cette ville et de Claude Antoine Magnien et Bernard Langrot sergents en la mairie. Où étants, j’ay fait apporter l’enfant dans la sacristie lequel était effectivement entouré d’un linge ensanglanté et en ayant été levé et ledit Sieur Ravachat ayant fait l’inspection du cadavre il m’a déclaré qu’il a reconnu que l’épiderme était détaché des tégumans que les os du crane étaient détachés de ceux de la face sans aucune playe. Et ledit Ravachat voulant s’assurer si l’enfant avait eu vie depuis l’accouchement il aurait ouvert la poitrine de l’enfant en ma présence et en ayant tiré un poumon il l’a jeté dans de l’eau renfermée dans un vase et à l’instant le poumon est allé au fond de l’eau ce qui prouve que l’enfant n’a pas été tué. M’ayant de plus déclaré ledt. Sieur Ravachat que l’on n’avait point fait de ligature au cordon ombilical que l’enfant lui paraissait être au terme de neuf mois et qu’il avait déjà eu commencement de pourriture. Ensuite je me suis transporté dans la ue du coté des Bénédictins et j’ay reconnu que la petite fenêtre ou lucarne qui donne dans le charnier était fermée par un barreau de fer et par un grillage de fer mais que l’on avait fait un trou dans le grillage. De tout quoy j’ai dessé le présent procès-verbal pour servir et valoir ce qu’il appartiendra. En foy de quoy je me suis soussigné avec lesdits Sr. Pelletrat le Ravachat et led. Magnien et Langrot et ay déposé au greffe de la Mairie le linge ensanglanté ensemble le présent procès-verbal.
Magnien Ravachat Langrot Legey com[missaire] de Police »

[Archives départementales de la Côte d’Or, B II 353 ] - Pierre Marie Guéritey

28 mars 2010

Karl Joseph Riepp marchand de vins à Dijon

Le 3 janvier 1748, Charles Riepp, né à "Hautebierne en Suabe"[sic], après avoir été naturalisé français par Louis XV l'année précédente, est reçu dans la corporation des marchands de vins en gros et en détail de Dijon.
Pendant presque 30 ans, il va vendre les vins de Bourgogne aux grandes abbayes du sud de l'Allemagne et jusqu'à Munich... PM G.




(Coll. archives municipales Dijon)

12 février 2010

Inscription aux Journées Riepp 2010

BULLETIN D’INSCRIPTION

Cocher ou compléter les sommes correspondantes:

Nom :……………………………................. Prénom…………………………
Adresse………………………………………………………………….............................................
………………………………………………………………………….................................................
Code postal………......…….. Ville……..........…………….Pays………………
Téléphone :………………………
Email……………….................................…………….
J’ai appris l’existence de ces célébrations :
x par le dépliant x la presse x la radio x par le site internet des AOC
x par le blog « Riepp » x Informations aux adhérents
x Autre : ….……………….. ..........................................


Y Journée du vendredi 17/09/2010 à Dole,
Nombre de personnes ….............x 50 euros = …......... euros
L’inscription est forfaitaire, mais pour nous aider dans l’organisation, précisez
- si vous prendrez le bus pour aller à Dole  oui  non.
- si vous prendrez le bus pour le retour Dole vers Dijon  oui  non
- si vous participerez au buffet dînatoire  oui  non

Y Journée du samedi 18 et dimanche 19 septembre à Dijon
Nombre de personnes : ……….. x 135 euros = … . euros
L’inscription est forfaitaire mais pour nous aider dans l’organisation, précisez si
- vous participez à la dégustation de samedi matin  OUI NON
- au repas du samedi 18 à midi  OUI NON
- au repas du dimanche 19 à midi  OUI NON
- à la visite de l’orgue, dimanche après-midi OUI NON

Montant total de l’inscription : …………………. Euros

Mode de règlement :
 par chèque (pour la France) à l’ordre de « Célébration Riepp 2010 »
 par virement en euros sur le compte « Célébration Riepp 2010 » Code banque 30056 -
Code guichet 00320 - Numéro de compte 03200085627 - Clé rib 91
Iban FR 76 3005 6003 2003 2000 8562 791 - Code Bic (swift) CCFRFRPP - Domiciliation HSBC FR Dijon.
(L’inscription ne sera effective qu’après versement sur ledit compte).


A ……………………………. le ……………………………………………….

Signature,

Joindre une enveloppe timbrée à votre adresse (pour la France uniquement). Merci !

Adresser le bulletin et le règlement (pour les participants réglant en chèque) à :
Michelle Guéritey (Célébrations Riepp 2010)
21 rue de la Liberté – F. 21170 Saint-Jean-de-Losne

Renseignements pratiques Journées Riepp

Renseignements pratiques

Les Célébrations Riepp 2010 auront lieu les 17, 18 et 19 septembre 2010 à Dole et Dijon (voir programme détaillé). Le 17 septembre, un accueil aura lieu à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon de 10h à 14h, et à la collégiale de Dole, de 14h30 à 15h. Le 18 septembre, un accueil aura lieu au Théâtre des Feuillants à Dijon de 9h à 9h30, 9 rue Condorcet à Dijon.

Inscriptions
Le Bulletin (voir message suivant) est à compléter et à adresser au plus tard le 30 août 2010 à :
Michelle Guéritey (Célébration Riepp)
21, rue de la Liberté, 21170 Saint-Jean-de-Losne, France.
Tél. et Fax 03 80 77 93 96 - Email : michelle.gueritey@orange.fr

Le règlement est à effectuer
- pour la France, par chèque à l’ordre de « Célébration Riepp 2010 ».
- pour l’étranger, impérativement par virement (pas de chèque SVP) sur le compte « Célébration Riepp 2010 », en euros, références : Code banque 30056 - Code guichet 00320 - Numéro de compte 03200085627 - Clé rib 91 - Iban FR 76 3005 6003 2003 2000 8562 791 - Code Bic (swift) CCFRFRPP - Domiciliation HSBC FR Dijon.

Tout désistement après le 30 août 2010 entraînera une retenue de 40 Euros sur le remboursement des sommes versées.
Montant des inscriptions :
- Journée Dole du 17 septembre 2010 (comprenant bus, brochure programme, présentation, concert, repas), tarif forfaitaire de 50 euros.
- Journées Dijon des 18 et 19 septembre à Dijon : Tarif forfaitaire pour l’ensemble des activités mentionnées au programme : 135 euros.
(Les participants qui s’inscrivent aux deux journées de Dijon recevront un sac-souvenir comprenant DVD, CD’s, une brochure-programme, une bouteille de vin (cuvée spéciale Riepp) ainsi que divers produits).
L'inscription donne droit à l’entrée aux divers concerts, visites, conférences, à la dégustation et aux repas pris en commun. L’inscription est forfaitaire ; si certaines activités ne sont pas suivies par le participant, elles ne donneront pas droit à réduction.

N.B. Il sera cependant possible de prendre exceptionnellement part à un concert, une conférence, à un ou des repas (à Dole ou Dijon) et/ou à la dégustation sans s’inscrire à la totalité des activités (dans ce cas il ne sera pas remis de dossier). Ces possibilités seront traitées au cas par cas. Merci de contacter à ce sujet Michelle Guéritey au 03 80 29 09 16 ou par mail michelle.gueritey@orange.fr

Hébergement
L'hébergement est à la charge des participants. Ceux-ci devront réserver directement leur chambre.
Attention, il y a à la même date d’autres manifestations à Dijon, il est donc prudent de réserver votre chambre le plus tôt possible.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter l’Office de tourisme de Dijon :
Téléphone : 0 892 700 558
Email : info@dijon-tourism.com
Internet www.dijon-tourism.com
En cliquant sur le site Internet ci-dessus, vous trouverez à la rubrique votre séjour, vous loger toutes informations sur les disponibilités des hôtels et pour effectuer les réservations

Renseignements et inscriptions
Une seule adresse :
Michelle Guéritey (Célébration Riepp)
21 rue de la Liberté – F- 21170 Saint-Jean-de-Losne
T. 03 80 29 09 16 – michelle.gueritey@orange.fr
http://karljosefriepp.blogspot.com
www.orguecathedraledijon.com

12 décembre 2009

Karl Joseph Riepp-Jubilaum in Dijon und Dole 2010

Freitag, 17. 9 - Sonntag, 19. 9.2010
Karl-Joseph Riepp-Jubiläum in Dijon und Dole im Rahmen der Europäischer Tage des Denkmals, organisiert von den Amis de l’orgue de Saint Bénigne de Dijon in Zusammenarbeit mit den Amis de l’orgue de Dole



Freitag, 17. 9.
10–14 Uhr, Dijon Cathédrale Saint Bénigne Empfang der Teilnehmer
14 Uhr Abfahrt im Bus nach Dole
15.00 Uhr, Empfang in der Collégiale Notre-Dame von Dole
15.30 Uhr, Roger Ruty und Jean-Louis Langrognet,Architektonische Vorstellung der restaurierten Collégiale.
16.30 Uhr, Pierre Marie Guéritey und Etienne Baillot : Die Orgel von Dole: Karl Joseph Riepp und die anderen…: Vorstellung der Großen Orgel;
freier Zugang zur Orgel für angemeldete Organisten oder Video über Dole Orgel und Collégiale.
19.00 Uhr, Abendessen als Buffet.
20.30 Uhr, Orgelkonzert mit Jacques Béraza und Etienne Baillot (Dole/France.
22.15 Uhr, Abfahrt des Bus nach Dijon

Samstag, 18. 9.
Dijon, Théatre des Feuillants
- 9.30 Uhr:
Sylvie Rougetet: "Die Burgunder Weinsberger Geografie und Geschichte".
Pierre Marie Guéritey : "Karl Joseph Riepp und der Wein".
- 11.00 Uhr: Weinverkostung mit Weinen aus den Weingütern Riepps (Gilles Trimaille, Oenolog).
Verkauf von Weinen „Cuvée spéciale Riepp“ aus Morey Saint Denis
Gemeinsames Mittagessen
14.30 Uhr :
Kathedrale: Eröffnungskonzert mit Josef Miltschitzky (Ottobeuren), Musik aus Süddeutschland. Werke von A. Raison, J. S. Bach, J. H. Knecht, P. F. X. Schnizer, J. G. Rheinberger.
16–18.30 Uhr, Théatre des Feuillants :
- Pierre Marie Guéritey : "Charles-Joseph Riepp, ein französischer Orgelbauer?"
- Josef Miltschitzky : "Die Riepp-Orgeln von Ottobeuren und ihre Geschichte".

18.30 Uhr : Konzert Cembalo und Gesang mit Yves Cuenot und Florence Forgeot„Komponisten aus der Bourgogne und der Franche-Comté aus der Zeit von Riepp“.
20–22 Uhr : Kathedrale, Konzerte mit Michel Alabau, (Paris) und Mario Hospach-Martini (Konstanz); Chœur de la Maîtrise (Leitung Alain Chobert,
mit Maurice Clerc (Conferencier)
22.30 Uhr : Erinnerung an das Benediktinerkloster Saint-Bénigne zur Zeit Riepps.
Besuch des Complexes von Saint-Bénigne mit dem Konservator des Archeologischen Museums (Kloster, Schlafsaal, etc.) Komplet und mit dem Männerchor der Maîtrise
Nachtgebet mit dem Domkapitular Dominique Garnier.

Sonntag, 19. 9.
In der Kathedrale Saint-Bénigne von Dijon :
- 10 Uhr : Messe aus dem 18ten Jahrhundert Chor der Kathedrale und eingeladene Organisten.
- 12.00 Uhr : gemeinsames Mittagessen (Menu "le facteur d’orgue cuisinier").
- 14.30–16 Uhr : offener Zugang zur Hauptorgel (kommentierte Besuche) Kommentierter Besuch des Orgelmuseums im Südturm (Ausstellung Riepp.
- 17 Uhr : Kathedrale Orgelkonzert mit Yves Cuenot (Dijon).

Information und Anmeldung :
Michelle Guéritey : michelle.gueritey@orange.fr
Telefon : 00 33 380 290 916

Le programme de la Celebration Riepp 2010 à Dole et Dijon

Vendredi 17 septembre 2010
Accueil des participants à la cathédrale Saint Bénigne à Dijon
A 14h départ du bus pour Dole.
Accueil à la collégiale Notre-Dame de Dole à partir de 15 h.
15h30 :présentation architecturale de la collégiale restaurée par Roger Ruty et Jean-Louis Langrognet.
Présentation de l’orgue par Etienne Baillot et Pierre Marie Guéritey.
Visite libre de l’orgue pour les organistes qui le souhaitent.
Projection Vidéo sur Riepp, l'orgue et l'église de Dole (Montage Etienne Baillot et Pierre Marie Guéritey).
19h, buffet dînatoire en commun dans un restaurant de Dole.
20h30, récital d’orgue à la Collégiale de Dole, par Jacques Beraza et Etienne Baillot. Retour en bus à Dijon.

Samedi 18 septembre 2010
9h30, conférences (Dijon, Théâtre des Feuillants)
« Le vignoble bourguignon » par Sylvie Rougetet.
« Riepp et le vin » par Pierre Marie Guéritey.
Dégustation de vins émanant de propriétés ayant appartenu à Riepp, avec les explications de Gilles Trimaille (oenologue).
Vente de bouteilles d’une cuvée spéciale Riepp de Morey Saint Denis.
Déjeuner en commun.
14h30, récital d’orgue à la cathédrale :Josef Miltschitski (organiste d’Ottobeuren).
16h30, Conférences (Théâtre des Feuillants)
« Charles Riepp facteur d’orgues français ? », par Pierre Marie Guéritey.
« Les orgues de Riepp à Ottobeuren » par Josef Miltschitski.
Concert de clavecin et chant « Compositeurs bourguignons et franc-comtois au temps de Riepp », avec Yves Cuénot clavecin et Florence Forgeot soprano.
20h, cathédrale de Dijon, « Une soirée avec Riepp » animée par Maurice Clerc : « La musique à l’église en France et en Allemagne au 18e s. » : deux organistes et un choeur :
Michel Alabau (Roubaix), Mario Hospach-Martini (Konstanz) et le choeur de la Maîtrise, dir. Alain Chobert.
22h30, « Evocation du monastère bénédictin de Saint Bénigne à Dijon à l’époque de Riepp » : Dortoir des Bénédictins.
Accueil et présentation du monastère par le Conservateur du Musée Archéologique de Dijon. Office des Complies par le chœur d’hommes de la Maîtrise. Prière de la nuit par le Chanoine Dominique Garnier.

Dimanche 19 septembre 2010
10h, cathédrale Dijon, Messe solennelle dans le style du 18e s. Maîtrise de la cathédrale, dir. Alain Chobert, au grand-orgue, les organistes invités.
12h, déjeuner en commun (Menu « Le facteur d’orgue cuisinier » de KJ Riepp).
14h30, Portes ouvertes sur le grand orgue (visites commentées) et visite de l'exposition "Karl Joseph Riepp", conçue par Pierre Marie et Michelle Guéritey.
17h, cathédrale, récital d’orgue par Yves Cuénot.

Certaines activités comme les concerts et les conférences sont à accès libre, d'autres sont sur inscription. Les conditions d'inscription pour participer aux 3 jours vous seront données prochainement.

09 décembre 2009

Un anniversaire en 2010

Le facteur d'orgues Karl Joseph Riepp est né en janvier 1710 en Souabe (Allemagne), il est l’auteur de plusieurs instruments prestigieux en France, notamment à la collégiale Notre-Dame de Dole et à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon.
Il a construit aussi les orgues d’Ottobeuren et de Salem en Allemagne. Mais on ne saurait parler de Riepp sans évoquer aussi son activité de marchand de vins (de Bourgogne).
On fêtera en 2010 le 300e anniversaire de sa naissance, en Allemagne bien sûr mais aussi en Bourgogne et en Franche-Comté.